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Comment adopter le style vintage des vêtements pour hommes des années 20
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Comment adopter le style vintage des vêtements pour hommes des années 20

Victor 13/06/2026 00:40 9 min de lecture

Ce qui est essentiel ici

  • Costumes vintage : Le costume trois-pièces en tweed ou flanelle structure la silhouette avec élégance et rigueur.
  • Pantalons taille haute : Montant à la taille naturelle et porté avec bretelles, il allonge la jambe et affine la silhouette.
  • Chapeaux fedora : Indispensable pour parfaire le look, le fedora ou la casquette plate donne du caractère et du statut.
  • Mode Art Deco : Les motifs géométriques et les imprimés épurés sur les cravates ou pochettes ajoutent une touche d’époque raffinée.
  • Accessoires rétro : Montre à gousset, gants en cuir et canne ne sont pas anecdotiques, ils scellent l’élégance cohérente du style 1920.

On ne voit plus guère de silhouettes aussi tranchées dans les rues d’aujourd’hui : droites, hautes à la taille, soulignées par des vestes cintrées et des chapeaux vissés sur le crâne. Alors que la fast-fashion noie les garde-robe sous des coupes molles et des matières synthétiques, le retour en force des codes masculins des années 20 sonne comme une révolte élégante. Adopter le style 20’s men’s clothes, ce n’est pas jouer au gangster pour Halloween, c’est retrouver une rigueur vestimentaire oubliée – une manière de dire, sans un mot, qu’on soigne sa présence. Et puis, franchement, qui n’a jamais rêvé d’avoir l’air d’un financier de Wall Street ou d’un dandy londonien, le temps d’une sortie ?

Les éléments fondamentaux du style homme des années 20

Le style masculin des années 20 repose sur une architecture précise : chaque pièce a sa place, son rôle, sa justification esthétique. Il ne s’agit pas d’accumuler des accessoires vintage, mais de comprendre comment les pièces s’assemblent pour créer une silhouette cohérente, structurée, marquée par l’élégance formelle de l’époque. Le costume n’est pas un uniforme, c’est un langage. Et ce langage commence par trois piliers : la coupe, la matière, la hauteur de la taille.

Le costume trois-pièces en tweed ou flanelle

Chef-d’œuvre de la confection masculine, le costume trois-pièces est l’élément central du vestiaire 1920. Il se compose d’un veston croisé souvent à double boutonnage, d’un gilet boutonné haut – parfois jusqu’au col – et d’un pantalon à pinces. Le gilet, bien ajusté, cache la ceinture (quand il y en a une), et prolonge la ligne du torse. Les tissus ? Priorité aux matières naturelles et denses : le tweed pour les tenues de jour, la flanelle grise pour un rendu plus lisse et sophistiqué. Ces tissus lourds assurent une tenue parfaite du vêtement et donnent du volume sans alourdir. Pour dénicher des pièces qui capturent cette essence historique, on peut s’orienter vers desbellesdautomne.com.

Le pantalon à pinces et taille haute

Le pantalon d’époque ne ressemble à rien de ce que l’on porte aujourd’hui. Il monte très haut, à la taille naturelle – souvent trois bons centimètres au-dessus du nombril – et tombe avec des plis verticaux nets, marqués par des pinces. Ce tombé allonge la jambe et crée une ligne fluide, renforcée par un ourlet qui frôle le dessus de la chaussure. Porté sans pli, il effleure le dessus de la cheville, évitant ce vide disgracieux entre le bas du pantalon et la chaussure. Les bretelles sont alors indispensables, non seulement fonctionnelles mais aussi discrètement élégantes.

Les chemises à col club et accessoires de cou

La chemise des années 20 diffère surtout par son col. Le col club, arrondi et rigide, est souvent amovible : un détail pratique à l’époque, où on lavait seulement le col, plus sujet aux taches. Aujourd’hui, on le portera fixe, mais toujours avec un boutonnage discret. Quant aux accessoires de cou, deux options dominent : la cravate en soie étroite, parfois à motif géométrique, ou le nœud papillon, surtout en soirée. Les imprimés Art Déco sont légion – zigzags, lignes épurées, motifs symétriques – et ajoutent une touche moderne, pour l’époque.

  • ✔️ Veston croisé à revers étroits
  • ✔️ Gilet à boutonnage haut, sans espace entre la dernière boutonnière et le bas
  • ✔️ Pantalon à taille haute, porté avec bretelles et pinces marquées
  • ✔️ Montre à gousset, glissée dans la poche du gilet
  • ✔️ Boutons de manchette et pinces de col pour une finition soignée

L’art des accessoires pour parfaire sa tenue rétro

À une époque où chaque détail parlait de statut, les accessoires n’étaient pas des options, mais des obligations silencieuses. Un homme bien habillé ne laissait rien au hasard. Le chapeau, les chaussures, la canne : tout était pensé pour renforcer l’impression de maîtrise. Ce n’est pas du théâtre, c’est de la cohérence. Et c’est là que la magie opère : une pièce bien choisie, placée au bon endroit, transforme l’apparence entière.

Chapeaux fedora et casquettes plates

Le chapeau est le couronnement de la silhouette. Le fedora, en feutre souple, à bord moyen et à creux central, est le choix du gentleman. Incliné légèrement sur le côté, il ajoute une once de mystère. Pour un look plus populaire – ou plus rebelle – la casquette plate en laine ou en tweed s’impose. Associée à un costume sombre, elle évoque les ouvriers urbains, les bookmakers, ou les truands des faubourgs. Le choix du couvre-chef détermine l’identité que l’on veut incarner : l’autorité, ou la débrouille.

Chaussures richelieu et bottines bicolores

Les pieds ne trichent pas. En 1920, on jugeait un homme à ses chaussures. Deux modèles dominent : le richelieu en cuir noir, sobre et brillant, pour les tenues formelles, et la bottine bicolore, dite « spectator », mi-noire mi-blanche, pour un style plus audacieux. Ces chaussures, toujours en cuir véritable, doivent être entretenues : un coup de brosse et de cirage régulier, c’est la base. Leur silhouette allongée, souvent fine, complète harmonieusement la ligne du pantalon.

Détails qui font la différence : gants et cannes

Les accessoires de sortie ne sont pas réservés aux scènes de cinéma. Les gants en cuir, surtout en conduite ou en hiver, ajoutent une texture noble et protègent les mains – symbole de classe, car pas destinées au travail manuel. La canne, elle, n’est pas toujours médicale : celle à pommeau d’argent ou d’ivoire, légèrement incurvée, est un attribut de distinction. Elle ne soutient pas le corps, elle affirme une posture. Faut pas se leurrer : ces éléments-là, c’est ce qui fait passer d’un costume à une véritable tenue.

Adapter son style à l’occasion : du quotidien à la soirée

Porter du 1920 ne veut pas dire s’habiller en gangster tous les jours. L’époque offrait une hiérarchie vestimentaire claire : des tenues de travail aux smokings de gala. Savoir s’adapter, c’est éviter l’effet déguisement. La vraie élégance, c’est de savoir doser. On peut s’inspirer des codes sans les appliquer à la lettre. C’est là qu’un regard averti fait la différence.

Le vestiaire de jour versus la tenue de soirée

Le jour, on opte pour des matières plus rugueuses : tweed, velours côtelé, lainage brut. Le costume est moins ajusté, les couleurs plus ternes – brun, gris anthracite, vert bouteille. La casquette ou le chapeau mou remplacent le fedora. Le soir, en revanche, tout se raffine. Sortie du smoking noir à revers de soie, chemise blanche à plastron, nœud papillon et souliers vernis. Là, on frôle l’élégance absolue, celle des speakeasies new-yorkais ou des salons parisiens. Et c’est à ce moment-là que la silhouette prend tout son sens : sobre, mais intense.

Inspirations : du travailleur au magnat de l’industrie

On peut choisir son camp stylistique. Être l’ouvrier élégant, en pantalon de laine et veste croisée, avec une écharpe épaisse et des brogues robustes. Ou incarner le financier, en costume trois-pièces gris perle, chemise à col dur et boutons de manchette en argent. Le fil rouge ? La qualité des matériaux et la précision de la coupe. Rien de bien sorcier, mais chaque détail compte. Le choix des textures – laine, soie, cuir – crée une narration silencieuse. C’est du solide, visuellement parlant.

Occasion Chapeau Costume Chaussures Accessoires
Journalière Casquette plate ou feutre mou Veste croisée en tweed, pantalon à pinces Brogues en cuir marron Bretelles, écharpe en laine
Sportive Béret ou chapeau de golf Veste en velours, pull col roulé Bottes basses ou chaussures bicolores Gants, petite sacoche
Soirée Fedora sombre ou chapeau melon Smoking noir ou costume trois-pièces gris Souliers vernis noirs Nœud papillon, montre à gousset, pochette

Les questions fréquentes des lecteurs

Peut-on mélanger des pièces de 1920 avec un jean moderne ?

Oui, mais avec parcimonie. Intégrer une veste croisée des années 20 avec un jean brut et une chemise sobre peut fonctionner, à condition que la coupe du jean soit droite et sobre. L’idée est de garder un équilibre : la pièce vintage doit dominer, sans que le jean ne fasse trop contraste. Privilégiez les tons neutres et évitez les déchirures ou les surpiqûres voyantes.

Quelle est la différence entre un style gangster et un style dandy ?

Le style gangster mise sur des coupes marquées, des tissus parfois plus épais ou texturés, comme le tweed ou le cuir, avec des couleurs sombres. Le dandy, lui, choisit des finitions impeccables, des tissus plus lisses (flanelle, soie), des accessoires raffinés et une allure plus posée. L’un impose sa présence, l’autre la susurre.

Comment entretenir son costume en laine véritable après l’avoir porté ?

Après chaque port, laissez le costume reposer 24 à 48 heures sur un cintre en bois. Brossez-le délicatement avec une brosse en soie pour retirer la poussière. Évitez le pressing systématique : il abîme les fibres. Pour les odeurs ou taches légères, aérez-le ou faites appel à un nettoyage à sec spécialisé en vêtements anciens ou nobles.

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